FILEP 2011

FILEP 2011

Discours d'ouverture de Sy Cheryf

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, parrain de la présente édition.

Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,

Mesdames et Messieurs les présidents d'institutions

Il me plaît au nom du Centre National de Presse Norbert Zongo, du Comité d'Organisation de ce Festival de prendre la parole pour souhaiter la bienvenue à nos hôtes venu d'Afrique du Sud, d'Algérie, d'Angola, du Bénin, du Burundi, du Cameroun, du Cap Vert, du Congo, du Congo RDC, de Côte d'Ivoire, de Djibouti, de l’Erythrée, de l’Ethiopie, de Gabon, de Gambie, du Ghana, de Guinée Conakry, de Guinée Bissau, du Liberia, du Malawi, du Mali, du Maroc, de Mauritanie, de Namibie, du Niger, du Nigeria, de l’Ouganda, du Rwanda, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Soudan,  du Togo, de Tunisie et de Zambie.

Je voudrais présenter toutes nos excuses à ceux qui ont connu des désagréments pour leur transport, de leur pays d'origine à Ouagadougou. Nous espérons cependant que leur séjour à Ouagadougou se passe et se passera le mieux possible.

 

Excellence Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, distingués invités, chères consoeurs, chers confrères,

 

Nous avons choisi pour cette 3ème édition le thème : « De Windhoek 1991 à Ouagadougou 2009 : Bilan  & Perspectives de la Liberté de la Presse ».

Il nous est apparu opportun, après 18 ans, de faire une analyse rétrospective des acquis et des désillusions qui ont marqué le monde des medias en Afrique depuis la conférence de Windhoek en 1991, et de réfléchir sur les voies et moyens  de créer une presse libre et surtout indépendante.

Depuis Windhoek(Namibie) 1991, avons-nous fait un bond qualitatif en matière de liberté d’expression et de presse ? Sommes-nous tenter de nous demander !

Pour avoir voulu informer, pour avoir voulu exercer leur mission de service public, beaucoup de journalistes ont été harcelés, menacés et parfois emprisonnés, torturés, puis tués.

Ainsi, depuis Windhoek 1991, 144 journalistes Africains ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction.

Cependant, loin d’être un motif de découragement, ce sont autant de lumières qui auréolent la profession et montrent la voie la plus audacieuse pour relever le défi du rejet de toute interférence extérieure à l’objectif d’information. La liberté d’expression ne se négocie pas, elle est ou ne l’est pas.

Bien au delà d’un imaginaire corporatiste, nos confrères qui sont morts affirment  la force du refus et de l’obstination, et clament l’espoir intact en cette liberté individuelle et en ce droit collectif dont chaque citoyen est responsable.

Excellence Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, distingués invités, chères consoeurs, chers confrères,

 

Après la conférence de Windhoek, beaucoup d’engagements avaient été pris par les différents gouvernants en vue de la protection des journalistes et notamment de créer un cadre propice d’épanouissement de la presse.

 Nous notons, qu’il y a eu, certes, des avancées dans certains domaines, mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. La liberté d’expression reste et demeure encore un luxe dans beaucoup de nos pays, pour autant que la démocratie elle-même est en construction ou simplement formelle.

 

S’il est évident que la situation de la presse est peu reluisante sur le continent, cela ne doit pas être un prétexte pour se lamenter et s’apitoyer sur son sort.

 

La présente édition du FILEP doit aller au-delà de la simple constatation de notre situation pour ouvrir d’autres voies.

Elle doit se passer des simples discours pour se pencher sur les réelles difficultés de la presse, tracer des pistes concrètes et pratiques à même d’influer sur l’environnement politique, économique et social dans lequel il exerce sa mission d’informer.

Pour le peuple, les discours et les débats ne servent à rien. Seuls des résultats concrets lui importent.

 

Excellence Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, distingués invités, chères consoeurs, chers confrères,

Au nom du Centre National de Presse Norbert Zongo, du Comité d'organisation, je voudrais remercier tous nos consoeurs et confrères qui ont sacrifiés de leur temps pour être là aujourd'hui. Leur présence témoigne de leur conviction dans la contribution des médias au renforcement de la démocratie.

Je vous remercie.

 



03/11/2011
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